Taste Of Paris 2016

Submergée de toutes parts par les-choses-à-faire, les urgences, plein de travail et quelques questions inattendues, j’ai bien du mal, ces dernières semaines, à garder le cap en cuisine… Mais voilà que samedi dernier, je reçois un appel de ma copine Josiane : « Allo, j’ai des places pour Taste of Paris, mais on pourra pas y aller. Ça t’intéresse ? C’est pour demain ! »

Et oui, mille mercis Josiane ! C’était très bienvenu pour prendre le temps – enfin ! – de souffler, de faire des découvertes et de vous les faire partager !  :-)

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C’est donc la 2ème édition de Taste of Paris qui a eu lieu ce week-end au Grand Palais à Paris. C’est un tout jeune salon. « Salon » est un bien grand mot, d’ailleurs : oui il y a des stands, de producteurs – maraîchers – caviar – coutelier – cavistes – cours de cuisine et j’en passe, mais l’essentiel est ailleurs. Comme son nom l’indique, « Taste of Paris » nous permet de goûter. De découvrir la cuisine de grands chefs et de jeunes chefs médiatiques.

En voici le principe :

Après avoir payé l’entrée (18 e indiqués à l’entrée) – et après avoir parcouru une queue de quelques centaines de mètres ! Mais ça allait vite, finalement – il faut passer à une « banque » où on achète une carte de crédit. Cette carte sert à payer les plats des chefs. On la crédite de la somme qu’on veut, sachant que les prix moyens des plats tournent autour de 8-10 euros pour la plupart. On peut toujours repasser à la banque pour la recréditer si nécessaire, et je dois dire que le système était très bien conçu : le paiement des plats prenait juste le temps de passer la carte devant un lecteur. Du coup c’était vraiment rapide et ça évitait les bouchons à la caisse.

Bon, entre le prix d’entrée et les prix des plats qui avaient la taille de mignardises, on peut quand même s’interroger. Les conditions de fabrication ne sont pas non plus les mêmes qu’au restaurant. Mais de fait et malgré tout, Taste of Paris nous a permis de goûter un petit peu la cuisine de Thierry Marx, Pierre Sang, Guy Savoy, Stephanie Le Quellec et Yann Couvreur. Citons également, entre autres, Alain Ducasse, Frédéric Anton, Kei Kobayashi (Kei), Julien Dumas (Lucas Carton)… Il y avait 17 restaurateurs en tout, qui proposaient chacun 3 ou 4 plats (entrée, plat ou dessert).

En voici donc un (tout petit !) aperçu.

 

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Après un petit tour d’horizon, nous avons voulu goûter le « Pressé de foie gras, anguille fumée ‘terre & estuaire’ «  de Thierry Marx.

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Très bon ma foi… mais c’est tout. Ça ne m’empêche pas d’avoir envie d’aller découvrir la cuisine de Marx au Mandarin Oriental, mais de fait, ce plat ne nous a pas laissé de souvenir impérissable.

On a ensuite essayé le « Crabe royal en fines raviolis, vanille, sarrasin » de Stéphanie LeQuellec (Le Prince de Galles). Bon et intéressant, le sarrasin grillé croustillant, mais vanille et sarrasin l’emportaient un peu trop, et mon copain trouvait que le crabe était bien peu présent.

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Bon.

J’ai peut-être tort, mais je mets notre manque d’enthousiasme pour ces 2 premiers plats sur le compte des conditions de fabrication sur le salon. Les conditions sont forcément différentes du restaurant, et le nombre de plats à servir très vite est énorme. Je ne pense pas non plus que le personnel soit celui du restaurant.

Pour continuer, j’avais envie aussi de découvrir Pierre Sang. Son ‘plat-signature’ réunissait kimchi, lentilles du Puy et purée de chipirons, avec des crevettes :

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Et là j’ai eu le plaisir d’être très heureusement surprise. Tout semblait parfaitement dosé, et j’en aurai bien mangé plus d’une demi-portion !!  :-)

Un verre de vin plus tard, on ne s’est pas laissé démonter ! J’étais alléchée par l’intitulé du plat signature de Guy Savoy : « Soupe d’artichaut à la truffe noire, brioche feuilletée aux champignons et aux truffes ». Et là…

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Une véritable révélation ! Cette soupe paraissait simplissime, c’était l’artichaut, juste l’artichaut dans toute sa splendeur. Bon, d’accord, relevé par de petits morceaux de truffes… mais c’était le goût du légume, net, franc, entier… Mon copain disait qu’il avait même l’impression de sentir la douceur du duvet de l’artichaut, une certaine consistance du velouté…

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Oui, là, grande découverte, et totalement inattendue, car je ne connaissais Guy Savoy que de nom.

 

On a ensuite fait la queue pour une pâtisserie de Yann Couvreur. Ça n’en finissait pas, on bougeait pas….

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Du coup j’ai eu largement le temps de faire un saut à la banque pour recréditer ma carte, et de faire un détour pour approfondir notre découverte toute nouvelle de Guy Savoy. Je suis donc revenue dans la queue avec ses « Huîtres en nage glacée ». Là encore, super bonnes, le goût de l’huître dans toute sa splendeur. Elle était accompagnée d’une fine gelée transparente, faite je pense à base de l’eau des huîtres……

En tout cas ça donne très envie d’aller feuilleter les livres de cuisine de Guy Savoy pour essayer d’en découvrir les secrets !!  :-)

Bon, pour le dessert de Yann Couvreur, il fallait pas être pressé. 2 files de près de 100 m chacune de chaque côté du stand… Du monde, certes, mais aussi un amateurisme total dans le service. Ça se voit au 1er coup d’oeil, si ça dépote ou si ça s’agite. Ils devaient, aussi, avoir un problème avec les temps de cuisson des brioches, mais Yann Couvreur, au lieu d’essayer de trouver des solutions pour servir rapidement ceux qui pouvaient l’être, moussait, moussait et faisait le beau…. Bref, si ça n’avait tenu qu’à moi, jamais je n’aurais attendu une heure….. C’est le seul stand où on a vraiment dû attendre.

Bref, pour clore ces dégustations, nous avons donc fini avec un dessert, l‘éclair marron-cassis de Yann Couvreur.

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C’est un peu facile de comparer des desserts aux conditions de fabrication si différentes. Donc, pour ne pas dire que mes religieuses marron-mandarine (et mes essais avec des myrtilles) étaient laaaaaaargement meilleures que cet éclair, je dirai simplement que la pâte à choux n’avait aucun intérêt, faisait penser à du pain rassis sans goût, et que le cassis l’emportait beaucoup trop sur le marron, qui ne servait qu’à l’adoucir légèrement.

Bref, un truc déséquilibré, une pâte très décevante.

Je dois dire que sa « Brioche toastée, mousse glacée au lait de chèvre, confiture de lait » m’a semblé très appétissante et était peut-être très réussie. Manque de bol on ne l’a pas goûtée.

En conclusion :

Des découvertes très inégales, donc, mais dont certaines compensent largement les autres ! :-)  J’ai envie d’aller dîner chez Pierre Sang, et dans un autre style, je suis allée voir le site de Guy Savoy… Vu les tarifs, c’est pas demain la veille que j’irais là-bas… mais rien ne m’empêche de découvrir ses recettes et d’essayer de les faire !!  :-)

On a fini la soirée en beauté, avec la photo ridicule qui s’impose :

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et puisqu’on a partagé en deux tous ces plats… un peu de soupe bien industrielle pour finir de se remplir la panse !  :-) (très bonne soupe, ma foi ! 😀  )

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